Les enfants d’abord!

L’autre jour, nous sommes allés chercher les enfants à l’école pour leur faire faire l’école buissonière ou silvestre si l’on veut. Je préfère mille fois cette expression à celle de sortie scolaire qui sent fort le jargon incipide administratif. Bref, toujours est il qu’on a comme qui dirait libéré les gamins des cages pour qu’ils voient qu’on peut aussi apprendre et socialiser en dehors d’une caserne. Premio, on a ramassé toutes les ordures du bord du chemin de l’école à la Orilla, ce qui, vous pouvez l’apprécier sur la photo, faisait quand même un bon paquet de saloperies. On voulait aller déposer cela devant la mairie pour montrer aux gentils fonctionnaires comment ils faisaient bien leur boulot mais la chef de l’école a finalement préféré les déposer devant l’école. Puis nous avons fait des jeux coopératifs sur la plage ce qui, à la différence des jeux de compétition, a eu le mérite de beaucoup nous faire rire au lieu de nous diviser. Un ami, Jaime, qui anime une espèce d’école itinérante des valeurs a donné un atelier sur les vertus de la patience sous forme d’un pseudo show participatif. Ca a été formidable, les enfants ont exprimés des choses inédites. Nous avons terminés en invitant tout le monde à un atelier-dégustation de pizzas au four à bois. Conclusion de l’affaire, je crois que personne n’a pu émettre une critique négative et ceci grâce à la dictature des idées libertaires héhéhé!

Paradigm Lost

Quitter la tranchee- souffler siffloter-jeter l’autorite-reapprendre a marcher

Avoir gout-loin de tout- etre debout-pas a genoux

Espace naturel-saut de gazelle- vert appel- universel

Se mettre sur le cote- tout n’est pas déjà joue- il reste toujours les forets

Donner de l’allant- ecouter le vent- rire avec l’enfant-pleurer l’occident

Oublier demain- marcher au loin- manger moins- n etre rien

Reprendre a zero- se dire qu on est beau- voler haut- purete d’eau

Sourire a la vie- etre gentil- humanity- humility

Planter un arbre- n’etre pas de marbre- coule une larme- sur les armes

Faire de ses mains- petit chemin- je suis bien- je rie du chien

 

 

CONSTRUIR PARA REUNIR

 

Hay dos especias de gente- la que ha conocido un día la fuerza de ser unido a un grupo, luchando para intereses comunes y la otra….

Estoy escribiendo para la primera categoría. La segunda tendría que primero pasar sus clases sociales.

En esta selva generosa de Porongo, pequeña localidad de Santa Cruz, Bolivia, hemos casi terminado la primera fase de construcción de La Orilla. Fue una lucha diaria de nosotros dos con los tres niños, un montan de albañiles y el apoyo discreto de un par de amigos.

Seguimos viviendo en un mundo bien feo y la preocupación sigue la misma, estaremos capaz de contribuir en hacerlo mejor?

Viene ahora el tiempo de poner en marcha proyectos que unen. Reuniones que nos entusiasman en querer construir un futuro junto. Momentos compartidos para oponer a la grande farsa mundial unas soluciones locales válidas. Unirnos.

La herramienta « Orilla«  está a disposición de eso. Esta al alcance de la mano para conspirar en contra de la austeridad y a favor del buen vivir. Porongo es una joya que permite eso, que merece eso.

Lo que esperamos ahora sonpropuestas en este sentido. Que este proyecto inspira la creatividad, la generosidad, el deseo de compartir, de demostrar empatía.

Es tiempo de salir del paradigma muy limitado impuesto por el occidente y copiado por los demás. La vida está más allá de eso.

Concretamente ponemos a disposición un sitio natural de 1 hectárea encantador con su fauna y su silencio, una sala común que sirve como restaurante, sala de eventos, de reuniones. Se puede poner música o hacer proyección de películas. También se puede campear bajo la sombra de lindos arboles a lado de la laguna donde uno se puede bañar cada rato. Tenemos canchas de petanque y vóley para los mas deportistas. Estamos también con el proyecto de armar una biblioteca asi que una semilloteca.

En breve esta accesible la herramienta completa para dar a cada uno la oportunidad de dar el mejor de cada uno.

Falta vivirlo no mas…..

 

 

On ne confond pas facilite avec felicite

 

Nous ne confondrons plus félicité avec facilité

Parce que cela fait des années que nous ne regardons plus la télé, que nous n’achetons plus les journaux, que nous préférons construire plutôt que consommer, que nous n’achetons ce foutraque moderne qu’avec parcimonie que nous n’avons pas d’emplois salaries, ni d’allocations, que nous avons déserté les urnes. Parce que nous avons décidé, avec détermination, de sortir du rail, de ne jamais avoir de routine, que nous n’avons pas de supérieur hiérarchique, et que donc nous sommes les seuls responsables de nos erreurs, de nos échecs. Et parce que nous les assumons, alors on peut dire que nous n’avons pas choisi la facilité.

Parce que pas à pas, nous avons construit nos vies en dehors de la grand-messe laveuse de cerveaux, parce que nous sommes des acteurs de nos vies, de nos envies, parce que nous savons que la liberté se conquiert mais ne se donne pas, parce que nous avons choisi le parti de la vérité et non du compromis, que nous avons rejoint la foret de Walden et y avons bâti notre demeure avec nos mains, notre sueur et notre force, parce que nous n’avons pas menti, pas volé, pas triché et que nous avons tout payé au prix fort, parce que nous préférons mourir debout que vivre à genou, parce que nous choisissons ce que nous mangeons, voire le cultivons, que nous savons cuisiner, que nous choisissons avec qui nous partageons nos vies, avec qui nous travaillons, quand et pourquoi. Parce que l’argent n’a jamais été un but, et que nous n’y voyons qu’un moyen d’échange. Parce que nous aimons nos enfants en vivant avec eux, en leur dédiant du temps et en partageant avec eux ce que nous sommes, que nous nous laissons bercer par leurs rythmes de vie, ce qui nous permet de ralentir le nôtre et de nous focaliser sur les choses de réelle importance, et ainsi renvoyer au néant les faux prêcheurs de notre bonheur que sont l’état, le patronat, l’église, qui ne vivent que de notre travail. Parce que finalement nous sommes en plein état de conscience à choisir ce que nous devons faire, être, penser, de quoi nous devons jouir, rire. Parce que nous vivons avec émotions ou pleine possession de nos sens en préservant notre instinct.
Ainsi nous pourrons dire que nous avons choisi la félicité.
Telle est la base que nous avons définie pour ne plus confondre facilité et félicité.
Parce que plus jamais nous ne buterons sur l’arbre pourri qui cache la forêt de Walden…

 

Nous vivons un reve pas dans un reve.

J ai enfin pris le temps de tremper la plume dans l encre pour vous livrer le pourquoi de la Orilla dans un article nomme « Quitter l empire ». Cet article a fait l objet d une reponse  d une jeune francaise qui est venue en volontaire sur le projet.

Vous trouverez donc ci dessous son article suivi du mien ainsi que de belles et nouvelles photos des avancees.

Bonne lecture, n hesitez pas a commenter!

Bon courage a ceux qui subissent l empire, bonne chance a ceux qui le soutiennent.

STEF.

La renaissance

Texte de Horti lors de son passage a la Orilla.

Après avoir voyagé pendant un mois et demi en Argentine et en Bolivie me voici arrivée dans un petit coin de paradis. Ce voyage représente ma liberté. La liberté de pouvoir choisir où je vais, comment, avec qui, et pour faire quoi. Ces décisions ne dépendaient pas que de moi jusqu’à il y une semaine (voyageant avec une amie) mais maintenant je suis libre de décider de tout cela selon ma propre volonté. La première action que je voulais accomplir était de me rendre utile et d’arrêter de voyager en touriste, à rencontrer toujours les mêmes personnes au cours du voyage, à faire tous toujours les mêmes choses et finalement, que peu vivre l’instant présent.

Me voici donc en quête de faire ce qu’on appelle du volontariat. Un échange de services entre logement et nourriture, et tâches manuelles. En cherchant je suis tombée sur une annonce qui paraissait un peu moins formelle que les autres, j’appelle, quelqu’un décroche, et au son de mes premiers mots en espagnol l’interlocuteur comprend directement que je suis française. Tient un français aussi, encore ! Mais en parlant rapidement avec lui je comprends que ce français a l’air très ouvert d’esprit, nonchalant, pas prise tête. Peu d’informations au final sur les tâches à accomplir ou les modalités d’accueil. Mais il m’a convaincu. Nous embarquons pour l’aventure avec Adrien un français que j’avais rencontre quelques jours plus tôt.

Nous voilà partis, quelle aventure rien que pour venir !

En arrivant je vois Violaine, son visage accueillant me donne confiance en l’avenir. En parlant avec Stéphane je comprends très vite ses idées et sa façon de penser. Au début je la vois comme un peu extrême bien que similaire à la mienne. Puis, rapidement, je réalise que la « vérité » est là et que je me suis mise des barrières inconsciemment pour ne pas être aussi extrême afin d’être mieux acceptee

de la société mais que Stéphane ne fait qu’aller jusqu’au bout des choses.

Nous voilà donc sur ce terrain où poussent des arbres alors que rien n’a été planté, où les singes et les oiseaux viennent nous dire bonjour le matin et où la nature et le calme règnent. Une renaissance. Cette aventure est une remise en question perpétuelle et le projet de Stéphane et Violaine ne fait qu’assoir ma conviction que je ne suis pas faite pour vivre en ville, entre quatre murs, à aller au même travail tous les matins, pour faire les mêmes tâches, voir les mêmes personnes, avoir sans cesse les mêmes conversations, soit en définitif m’ennuyer et ne pas jouir de la vie.

L’espace, la création, la liberté que procure cet endroit est magique. Il y a sans cesse des choses à faire, à créer, les idées sont infinies et les envies aussi. C’est réellement un petit coin de paradis.

Chaque effort est laborieux mais le résultat est visible et procure une satisfaction bien plus forte que n’importe quelle tâche bureaucratique. Le retour à la terre, à l’essentiel finalement. Ce qu’on nous enseigne à l’école, à l’université ne nous sert que très peu quand l’on se retrouve face à la nature. On ne sait plus se débrouiller par nous-mêmes, on nous apprend à dépendre des autres et il n’en reste rien à la sortie si ce n’est apprendre à obéir. Mais connaître les plantes, construire une maison, s’approvisionner en eau… nada. Résultat la population française est surqualifiée par rapport aux offres d’emploi et le chômage ne fait qu’augmenter tout cela car on dévalorise les métiers ne nécessitant pas un Bac +5.

Chacun devrait prendre le temps de vivre un projet tel que celui là pour réaliser à quel point nous nous éloignons des vraies valeurs, pourtant si simples soient elles…

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Quitter l’empire

J’ai quitté l’empire comme on finit par s’échapper d’un séquestre. J’étais comme retenu prisonnier et invité obligatoire d’une grande maison avec ses commodités, son électricité, son eau courante et j’en passe, mais il était impossible d’ouvrir une porte pour sortir. A peine une fenêtre.

J’ai quitté l’empire à force de chercher par ou l’on pouvait bien passer pour sortir. Je voulais aller dans le jardin, je voulais respirer l’air pur et recevoir la pluie. Je voulais toucher la terre et sentir le dehors.

Et de fond en comble j’ai cherché et finis par trouver un passage.

Armé de ma connaissance j’ai pu entrer dans le jardin, retrouver le paradis. Je suis désormais a mi-chemin entre deux mondes que je vais décrire.

L’un (la maison) obligatoire et psychopathe est le royaume de la peur et de la dépendance. C’est la sécurité au prix de la liberté. Il vous est loisir d’y faire ce que vous voulez à partir du moment où vous acceptez de ne pas sortir, c’est-à-dire de ne pas désobéir.

Mais que c’est limite une maison comme horizon ! Déjà, où est la vie là-dedans ?

Nulle part ! Tout y est déjà organisé, fonctionnel. Un robinet ne s’ouvre que d’une manière idem que s’allume un interrupteur. Et c’est ainsi que les gestes deviennent automatiques, le futur une réitération permanente du présent.

Mon esprit, mon corps, mon être entier y dépérissait (obliger l’être à cette incarcération permanente est vicieux et cruel). Heureusement nous y avions découvert la chimie comme palliatif. De l’alcool, des drogues, des jeux pour tenir, pour supporter.

Bien sûr tout cela n’était pas gratuit. On me demandait ma sueur, mon sang et mon esprit pour faire « tourner la baraque ». Et puis je n’étais pas seul dans cette maison. Il fallait partager avec des plus cons que soi encore !

Des gars qui veulent bien entendu la meilleure chambre, les meilleurs plats y qui sont prêt à tout pour te faire laver leur linge.

Alors voilà, durant vingt années j’ai cherché la sortie de cet enfer que l’on te vend comme la façon ultime de vivre, le nec plus ultra, la civilisation. La belle affaire !

Dans toute vie il y a la mort ainsi que dans tout système une faille. Il fallait la trouver et merci, au revoir.

Ainsi donc j’entre dans l’autre monde, le jardin. Ici déjà, nulle surveillance, nulle obligation puisqu’il n’est la propriété de personne. Et moi de découvrir les senteurs, les couleurs, tous ces sons, ces goûts, ces sensations.

Et plus que tout la reconnexion avec le vivant, la pachamama comme disent les aymaras, la terre-mère !

Apres tout c’est elle qui nous a fait, la science l’admet alors pourquoi devrions nous la quitter, la nier ?

J’arpente ici à loisir les grands espaces avec ses lois naturelles tellement plus amples que celles des hommes. Il faut quitter l’Empire les gars ! Et plus vite que ça et apprendre la vie et réapprendre à vivre !

Je suis la avec un singe qui m’espionne sur un arbre, éclairé par une ampoule au milieu de la forêt de Walden tandis que toi là-bas tu te lèves avant l’aube pour prendre un transport automatisé afin de gagner la pitance que la nature me donne ici gratuitement.

Es-tu si bête que tu en as l’air ?

Vas-tu envahir le monde entier de ton mode de vie étriqué ? Nous obligerons nous à abdiquer notre liberté et notre relation a la terre ?

Je repars au fond du jardin, je suis bien, je cueille un fruit, caresse le chien. Je pense à Brel à Gauguin. Tout est calme, serein.

Personne ne devrait pouvoir assujettir personne. Je suis mon propre maitre, je ne vous dois rien. Mais quelle mauvaise idée que de vivre en société. Nous devons dépasser cela, nous affranchir, nous en avons les moyens.

Sortez par la fenêtre du toit et lancez-vous. Qui ne rêve pas de voler par ses propres moyens ?

Pourquoi ne devrions-nous nous mesurer les uns aux autres en permanence quand on peut vivre tranquille plus loin au calme ? Quelles sortes de défis stupides allons encore nous lancer ? Et combien de temps encore ? Est-ce la peur de vivre qui rend si matérialiste, rationnel et autoritaire ?

Je ne quitterai plus ma forêt pour vos autoroutes pitoyables. Je ne lâcherai pas ma machette pour votre confort ennuyeux. Je ne cèderai pas mon individualisme pour vos sociétés immondes.

J’ai pris le maquis, enfin, et ce n’est pas pour sauver la France ni l’occident. Ce monde doit disparaitre et déjà j’y contribue.

Tous dans le jardin, tous à la vie !

Por adelante ! on continue…

Malgre la quantite de travail, , les protagonistas restent  vaillants / Mientras mucho trabajo, las protagonistas siguen vivos. Une preuve en image / la prueba en foto :

stef vio ilan parquet

Cependant, on avance sur deux fronts a la fois, voire trois ! Seguimos la obra, o las obras …

La construction du resto / La construcción del restaurant

pose chapiteau resto conception resto camion bois

L’amenagement de la lagune / armar la laguna

lagune3 lagune2 vu de loin

Et enfin l’amenagement de la petite maison / y por fin los arreglos en la casa

peinture dedans stef salon vio ilan cuisine maison devant

Meme avec l’arrivee des pluies, on continue ! Igual con la lluvia, seguimos !

Como estamos ?

Alors que la cabane se termine et que les ouvriers concernes sont partis, on commence enfin a prendre possession des lieux (pfff 3 mois c’est long 😉

canap ilan chantier devant

On a donc attaque la construction des meubles (ci-dessous le canap), et c’est vrai que construire en terre c’est un pur bonheur !!

canape

Et avec les amis qui restent sur le chantier, on a commence la construction du restaurant, et de la lagune (on est pas sorti de l’auberge !!!)

chantier segundo chantier reto chantier lagune chantier bernardo

Quant a nous, on transpire beaucoup mais le jeu en vaut la chandelle ! La nature est luxuriante et les amis toujours presents !

(a gauche, reunión au sommet suite a l’explosion tonitruante d’une roue de brouette)

chantier brouette chantier nettoyage

Un jour de chantier / un dia de trabajo

Y a ceux qui bossent…

cirilo barro cabane bernardo

Maestro Cirilo avec son chapeau, et Bernardo avec sa tchatche… / Cirilo y su sombrero y Bernardo con su charla

techo mickael enduit vio 2

Mickael et sa coca, et Violaine avec sa chaux (maudite !!!) / Mickael y sa coca y Violaine con su cal (maldita)

Et ceux qui profitent de la vie 😉 y los que miran

ilan hamac max biere 2